Changement de carrière?

Un changement de carrière vous intéresse, mais lequel et surtout par quel bout commencer?

Voilà une décision qui n’est pas facile, mais combien profitable si c’est bien réfléchi, je le sais, car je l’ai vécu.

 

Mon histoire

Malheureusement, encore aujourd’hui, la plupart des gens prennent plus de temps à choisir un loyer ou une voiture qu’un métier. Pourtant tout le monde est conscient qu’un bon métier change une vie, non?

Le monde vous dira « Oui » je le sais, mais sont-ils vraiment conscient de l’importance!

Il y a quelques années, je faisais partie de ces gens qui choisissaient la facilité, je me souviens d’avoir dit à ma conjointe:

« On m’offre une job qui n’a pas besoin de formation, elle est payante et j’ai un tout compris (plan médical, fonds de pension, etc..) »

Pourquoi continuer mes études, on m’offre tout, on m’offre mêmes les moyens d’obtenir tout ce que je désirais….

J’y ai finalement passé 12 ans de ma vie,  les 8 premières années ont été extrêmement heureuses, je me levais tous les matins et j’avais hâte de débuter ma journée de travail.

Chaque année j’apprenais de nouvelles choses, quand l’information n’était plus au rendez-vous je changeais de poste de travail, et je recommençais, j’ai pris 8 ans pour  finalement réaliser que j’avais fait le tour.

C’est à ce moment que mon comportement a changé. J’étais de plus en plus amorphe, impatient au changement, irrespectueux face à la hiérarchie et je m’isolais de plus en plus dans un travail que je n’aimais plus.

Avec le temps cette attitude négative m’a apporté plusieurs réprimandes de la part de mon employeur, et j’ai dû utiliser une bonne partie de mon énergie à me défendre plutôt qu’à construire un meilleur environnement de travail autour de moi, j’étais dans une mauvaise boucle!

Pendant un certain temps, je croyais que je pouvais créer un barrage suffisamment hermétique pour protéger ma famille de ma situation au travail. Malheureusement je n’ai pas réussi, plus je travaillais à le rendre hermétique et plus il s’en apercevait.

C’est à ce moment, que je me suis assis avec ma conjointe et que nous avons décidé ensemble que je retournerais à l’école afin de trouver un métier qui me permettrait de m’épanouir de nouveau.

J’étais décidé, terminer pour moi le travail “général”, je veux être considéré comme un vrai PROFESSIONNEL.

 

Choisir un métier est une décision majeure qui mérite réflexion.

C’est bien beau de choisir un métier, mais lequel? Il existe plus de métier que de marque de voiture?

Pour répondre à cette question, je me suis assis à la table avec un crayon, du papier et j’ai débuté une série de questions que je devais répondre avec toute franchise.

 

Qu’est-ce qui m’avait rendu malheureux à mon travail?

Cette étape est cruciale, pas question de répéter deux fois la même erreur.

Est-ce l’ambiance de travail?

Est-ce le type de travail?

Est-ce que ma personnalité est compatible avec ce travail?

Est-ce un conflit avec mes supérieurs ou mes collègues?

Quels sont les irritants de ce travail?

Etc..

 

Quel est mon dossier académique?

  • Secondaire V
  • C.E.G.E.P. (non complété)

 

Quelles sont les aptitudes que j’ai acquises au fil des années?

  • J’aime le travail manuel
  • J’aime apprendre
  • J’aime les défis
  • J’aime prendre des décisions
  • J’aime travailler en équipe et à l’occasion seul.
  • J’aime échanger avec les gens
  • J’aime être considéré
  • etc…

 

Définir ce que je n’aime pas?

  • Travail répétitif
  • Travail de bureau
  • Me retrouver dans une situation conflictuelle entre ma direction et mes employés.
  • Être malheureux au sein de mon travail.

 

Quels seront les moyens financiers à ma disposition pour compléter une formation?

Chose certaine lorsqu’on désire une formation, il faut comprendre qu’un changement significatif sur le rythme de vie autant sur l’aspect financier que sur le plan familial.

Les ressources: économie personnelle, assurance emploi, emprunt, bourses, prêt, etc…

J’ai du choix quand même, mon évaluation académique me permettrait de faire  un D.E.P. ou compléter mon D.E.C. et même faire un B.A.C. à l’université si je le désire.

Malheureusement, mon budget m’indique tout autre chose…….ce sera un Diplôme d’Études Professionnelles, maintenant lequel?

 

Métier de la maintenance industrielle

Après avoir fait une analyse de ma personnalité et de mes nombreuses questions, mon choix c’est arrêté sur la maintenance industrielle.

  • Soudure
  • Électricité
  • Plomberie
  • Pompe
  • Hydraulique
  • Compresseur
  • Technique d’usinage
  • Tôlerie
  • Automatisation

Toutes ces connaissances dans un seul programme, n’oubliez pas chacune de ses compétences est un métier en soi.

 

Risque d’un mauvais choix!

Évidemment il existe toujours un doute, peu importe la démarche que l’on prend, mais dans ce cas-ci je trouve qu’il est vraiment minime.

Imaginez à travers 1800 heures j’apprendrai plus de 9 métiers (minimum), si l’un d’entre eux me rejoins le plus, je n’aurai qu’à changer de programme en cours de route.

Dans le cas contraire, je n’aurai qu’à continuer et devenir un technicien en maintenance industrielle, sans compter que ces compétences une fois acquises pourront me servir dans la vie de tous les jours!

 

Perspective d’emploi

Les statistiques le mentionnent, le métier de la maintenance industrielle est en hausse, le taux de placement ainsi que les salaires sont très élevés surtout combinés à une autre compétence.

Par exemple avec une formation comme mécanicien industrielle les postes suggérés seraient:

  • Opérateur
  • Opérateur-mécanicien
  • Mécanicien ajusteur
  • Mécanicien général
  • Millwright
  • Mécanicien de chantier
  • Mécanicien de la construction
  • Mécanicien de ligne
  • Mécanicien d’entretien
  • Électromécanicien
  • Technicien en hydraulique
  • Technicien en compresseur
  • Conseiller technique
  • Superviseur
  • Etc…

Pas pour rien que le taux de placement est aussi élevé dans le domaine de la maintenance industrielle.

 

Emploi connexe

Il est vrai que la demande est forte dans ce domaine, mais si en plus on combine d’autres métiers à cette formation professionnelle comme;

  • Mécanicien industriel – soudeur
  • Mécanicien industriel – électricien
  • Mécanicien industriel – Classe 4 (carte de vapeur)
  • Mécanicien industriel – Classe B (carte de réfrigération)
  • Mécanicien industriel- Plombier
  • Mécanicien industriel – Tôlier
  • Mécanicien industriel – Usineur
  • Etc…

C’est quand même incroyable qu’un simple métier puisse aussi facilement s’annexer à un autre, non!

Après toutes ces recherches, je ne peux que constater que le métier de la maintenance est encore viable pour le court terme, mais aussi pour le long terme, il ne me reste qu’à trouver un centre de formation professionnelle qui me correspond.

 

Le métier est-il en voie d’extinction?

Les années passent et ne se ressemblent guère, c’est la même chose en industrie, les métiers évoluent et peuvent être dépassés par la technologie.

Difficile de nos jours de trouver un réparateur de charette, ou de magnétoscope de type Bêta!

Voilà des métiers qui sont en disparition, on peut penser aux techniciens en usinage, à l’époque on leur demandaient de nous fabriquer un engrenage qui prenait 6 heures à construire, si on avait besoin de 500, il fallait attendre 3 mois!

Aujourd’hui on les commande par Internet de la Chine, trois jours plus tard ces mêmes engrenages sont livrés. Pour contrer ce fléau, les entreprises du Québec se sont lancés dans l’automatisation en utilisant de l’équipement à contrôle numérique, 1 employé peut dorénavant fabriqué 100 engrenages par jours.

Ma question est-il encore considéré comme technicien en usinage ou devrions-nous dire opérateur d’appareil à contrôle numérique?

Qu’adviendra-t-il dans 10 ans, j’imagine qu’on remplacera le technicien par un robot! Oups! c’est déjà fait dans certaine multinationale, il s’agit de savoir à quel moment les entreprises emboîteront le pas?

En tant que technicien de maintenance, il aura toujours un robot ou une machine à réparer ou à entretenir, ma pensée va même plus loin…lorsqu’une compagnie s’installe au Québec, qui entre le premier pour installer les équipements? Le technicien en maintenance!

Lorsque cette compagnie ferme les portes, qui sort le dernier? Le technicien en maintenance!

Je sais… je sais… c’est l’agent de sécurité! Mais quand même, dans la séquence logique celui qui demeurera le plus longtemps dans l’entreprise sera le technicien en maintenance.

 

Le choix du centre de formation professionnelle?

« Dis-moi qui tu fréquentes, et je te dirai qui tu es », j’avoue qu’en visitant quelques centres de formation on s’aperçoit rapidement que ce vieux proverbe prend tout son sens.

Saviez-vous que les évaluations ministérielles ne sont plus obligatoires pour certaines formations?

Ce qui signifie que la qualification de la compétence dépend de l’expérience des enseignants ainsi que du type d’équipement du centre choisi par le centre de formation.

Évidemment il existe quand même une orientation générale, mais il n’en reste que le contenu peut différer d’un centre à un autre.

Exemples;

Formation mécanique industrielle, certains centres utiliseront une tension 24 vcc ainsi que du 120 volts c.a pour évaluer une compétence de leurs programme.

Un autre, utilisera le 120 vca, 208 volts triphasés ainsi que le 600 vca, tension utilisée de plus en plus en industrie.

Un autre exemples, c’est le cours d’électrohydraulique….

Un centre vous évaluera sur la formation électrohydraulique, et d’autres sur l’électrohydraulique proportionnel (technologie de plus en plus populaire en industrie).

Sans parler de la documentation, demandez-vous pourquoi certains centres de formation utilisent des documents pédagogiques du CÉMEQ et d’autres non?

Ceci n’est que quelques exemples des différences qui existe d’un centre de formation à un autre, en posant vos questions vous verrez qu’il en existe encore plusieurs autres.

Imaginez, passer 1800 heures dans une formation avec de l’équipement qui n’est plus d’actualité et que les enseignants n’ont pas suivi l’évolution de l’industrie!

 

Conclusion

Après 1 mois de recherche, j’ai finalement trouvé mon centre de formation, et j’avoue que ce changement à vraiment changé ma vie et celle de ma famille!

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Richard Roy

Technicien en maintenance et enseignant depuis plus de 25 ans

 

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